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lundi 27 avril 2009

Le Grenadier

Le grenadier fait partie de la famille des Punicacées.


Punica Granatum L. C'est un arbre, originaire de l'ouest asiatique, qui s'est installé sur le pourtour méditerranéen lors de la préhistoire. On le trouve dans de nombreux jardins du sud de la France.




Il a des feuilles entières, glabres et luisantes.




La floraison a lieu en juin-juillet. Le fruit, ou grenade, a la taille d'une pomme avec une forme caractéristique, de couleur rouge.

jeudi 19 février 2009

Réflexions sur l'hiver

L'hiver tire à sa fin, mais lors de mes longues promenades dans les bois me viennent des réflexions que je voudrais vous partager.

La plupart des arbres de nos régions, ceux à feuilles caduques, ont laissé tomber leurs feuilles. Si nous ne savions pas ce qui se passe en réalité, nous pourrions penser qu'ils sont morts, que c'est la fin pour eux.


Dehors, les écureuils courent ici et là pour ramasser activement des noisettes afin de les enfouir dans la terre ou dans le creux des arbres, pour survivre pendant l’hiver. De la même façon, il n'y a pas si longtemps, nos ancêtres devaient se demander : « Avons-nous assez de ressources pour passer l’hiver en toute sécurité ? Avons-nous récolté et stocké assez de provisions pour traverser tout l’hiver ? » Ceux qui avaient des surplus étaient invités à les offrir à leurs proches et aux plus nécessiteux. En hiver, au moment de Noël, nous avons gardé l’habitude d’offrir des cadeaux à nos proches, à nos amis, éventuellement à nos relations professionnelles.

Ainsi l’hiver nous permet de nous poser des questions – et éventuellement de trouver des réponses – au sujet de qui nous sommes, de pourquoi nous sommes ici sur cette terre, et quels cadeaux nous apportons. Nous trouvons le moyen d’apporter nos cadeaux à la communauté à laquelle nous appartenons, de sorte que ceux qui nous sont proches puissent être soutenus dans le froid de l'hiver. L'hiver est un moment de conservation et de réapprovisionnement, un moment où l’on peut ramasser son énergie. Les arbres ont transféré à leurs réserves profondes l’énergie contenue dans leurs feuilles jusqu'à leur tronc et leurs racines. En hiver, la vie est intérieure et souterraine.

Ne vous est-il jamais arrivé de faire échouer un projet en en parlant trop tôt, ou en commençant par agir avant d’être vraiment clair sur ce que vous vouliez faire exactement ? L'hiver est vraiment le bon moment pour se permettre de rêver sans entrer dans l’action immédiate. C’est le moment pour laisser vaguer son imagination, pour prendre simplement plaisir à imaginer ce qui pourrait arriver, sans s’obliger à considérer les contraintes ou à obtenir des résultats immédiats et chiffrés !


N’êtes-vous jamais sorti un matin après une lourde chute de neige, et éprouvé cette tranquillité de l'hiver, où tous les bruits sont amortis ? L'hiver est profondément une période d’écoute – écoute de nous-mêmes, écoute de l’autre, écoute du silence. C'est une période où nous pouvons nous donner la permission de ne pas savoir, de laisser courir des possibilités ouvertes et non résolues. En hiver, nous sommes naturellement appelés à l’être plutôt qu’à l’avoir. Il est plus facile de voir l'essence des choses pendant l’hiver. Les arbres ne sont plus protégés par leurs feuilles, et donc nous pouvons voir leur structure fondamentale (ici, c'est un chêne qui se révèle).


De la même manière, l’hiver peut être un moment où nous pouvons voir plus clairement notre vraie nature au fond de nous-même.

Les plantes se reposent en hiver, rassemblant leurs forces de façon à pouvoir redémarrer au printemps. Savez-vous que beaucoup de graines de nos climats demandent du froid pour pouvoir germer ? C’est ce qu’on appelle le phénomène de vernalisation : c’est pourquoi, si vous récoltez vous-mêmes les semences de certaines fleurs dans votre jardin, il est recommandé de les conserver au frigo pendant l’hiver. Eh bien, pour nous-mêmes, c’est un peu la même chose : si nous nous permettons vraiment de reconstituer nos réserves en hiver, nous aurons bien plus de forces pour redémarrer au printemps. Imaginez quelle force il faut à la graine pour faire éclater son enveloppe et pousser dans la terre pour atteindre la lumière du soleil ! Le germe peut buter contre une pierre en poussant vers le haut, mais cela ne l'arrête pas : il trouve simplement le moyen de la contourner. Certaines plantes ont même la force de soulever le goudron de nos routes...

(Ci-dessus, c'est une Euphorbe qui écarte le béton dans une rue)

Alors, comment tout cela s’accorde-t-il avec notre culture, la société dans laquelle nous vivons ? En vérité, pas très bien ! La période d’hiver est l’une des plus actives de l’année, nous n’arrêtons pas de courir entre l’activité professionnelle qui bat son plein, les fêtes de fin d’année, les courses pour les cadeaux, les engagements de toutes sortes à respecter. Dans notre culture, il nous faut être à plein régime 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, cela pendant presque toute l’année (parfois même pendant les vacances, remplies d’activités diverses et variées). Nous sommes constamment invités à faire plus. Le message dominant, c’est que nous devrions être toujours en croissance : devenir plus fort, gagner plus d'argent, avoir plus d'amis, acheter une plus grande maison, acquérir plus de biens, obtenir un meilleur travail...

Mais, comme le dit la sagesse chinoise, la nature nous prouve que ce qui est plein sera vide un jour. Ce qui monte doit descendre. Un objet exposé à une forte lumière projette une ombre dense. Ainsi, chacun de nous doit faire face à des périodes sombres, à l’intérieur de lui-même comme à l’extérieur, comme il a aussi des périodes lumineuses.

Notre culture est totalement tournée vers le printemps et l’été - j'en parlerai au moment voulu - et elle ignore l’automne et l’hiver. Puisqu’elle n’est pas raccordée aux cycles de la nature, nous finissons souvent par travailler contre le mouvement normal des saisons. Pendant cette période d’hiver, nous pouvons nous sentir tristes, vides, ou déprimés. Ces sentiments sont pour une part provoqué par notre contexte difficile, notamment cette année avec la crise. Mais nous pouvons dire aussi que, dans une certaine mesure, c’est un processus normal. La douleur et la perte peuvent être de grands enseignants si nous savons seulement ouvrir nos cœurs. C’est un appel à regarder notre vie, à nous poser des questions difficiles : Est-ce que je vis vraiment la vie que je voudrais vivre ? Ou bien est-ce que je me conforme à un modèle de vie édicté par quelqu'un d'autre ? Mes parents, mes proches, les gens de mon milieu social ?

En hiver, nous ne saurons pas forcément répondre à ces questions, mais nous pouvons les poser.

samedi 14 février 2009

les néfliers

Les néfliers appartiennent à la famille des Rosacées.

Néflier du Japon



Eriobotrya japonica Lindl. C'est un arbre de taille moyenne aux grandes feuilles à l'aspect vernissé.

Les fleurs, à cinq pétales blanchâtres, apparaissent en grappes denses et un peu laineuses. Le néflier du Japon a la particularité de fleurir en hiver (ci-dessus, photo prise fin décembre) pour donner au printemps des fruits ovales comestibles, ressemblant à de petites poires oranges, au jus sucré et très parfumé.

Originaire de l'Asie, cet arbre est couramment cultivé dans le sud de la France, mais on le retrouve aussi dans les jardins jusque dans la région parisienne.


mercredi 28 janvier 2009

Les Prunus

Le genre Prunus contient un grand nombre d'arbres cultivés pour leurs fruits.

Le prunellier
Le prunellier me rappelle des souvenirs d'enfance, quand on allait ramasser les fruits qui laissaient un goût âpre dans la bouche. Leur saveur était plus douce après les premières gelées, qui cuisaient les fruits. Il fallait s'enfoncer avec prudence dans les buissons agressifs : gare aux épines quand on était jambes nues !
Prunus spinosa L. Buisson épineux à rameaux enchevêtrés. Fruit glabre à noyau (appelé drupe), couvert d'une pruine cireuse bleue.

Le prunier


Prunus domestica L. Fruits gros, pendants. Nombreuses variétés. Ici, prune d'Agen, avec des fruits ovoïdes à la pruine bleue.

Prunier myrobolan

Prunus cerasifera Ehrh. Arbre utilisé comme porte-greffe pour des variétés de pruniers et de cerisiers à fruits. Les variétés ornementales (ci-dessus) offrent souvent un feuillage pourpre et des fleurs teintées de rose et sont beaucoup utilisées pour agrémenter bords de rues, parcs et jardins.

Les nombreuses fleurs aux pétales rosés donnent à l'arbre une parure élégante qui se décline en contrepoint du bleu de l'azur lors des belles journées de printemps

Le Pêcher

Que de souvenirs avec cet arbre dont j'ai cueilli les fruits tout un été dans un verger du Tarn et Garonne ! Les anciennes variétés de pays, succulentes mais fragiles à transporter (connaissez-vous la Charles Ingouf ?), tendent à disparaître devant celles, plus commerciales, qui sont aptes à résister aux aléas des circuits de vente.


Prunus Persica (L.) Sieb. et Z. Arbre de petite taille aux gros fruits charnus.

La feuille, pliée en long, est très longue et étroite.

L'abricotier


Prunus Armeniaca L. Il fleurit tôt, entre février et avril, d'où sa sensibilité aux coups de gel.


Fleurs blanches ou lavées de rose.

Fruit jaune-orangé, à peau veloutée.

L'amandier

Prunus Amygdalus (L.) Stokes. Feuilles étroites pliées en long. Fruit vert, oblong, velu. Noyau sillonné de fissures très étroites contenant une amande comestible.
Symbolique : Signe de la renaissance de la nature, cet arbre à la feuillaison printanière est aussi un symbole de fragilité car ses fleurs, ouvertes dès l'arrivée du printemps, sont sensibles au gel tardif. Chez les Grecs, l'amande pressée était comparée à la semence de Zeus, en tant que puissance créatrice. On affirmait même que l'Amandier remontait directement à ce dieu et que son fruit pouvait féconder une vierge indépendamment de l'union sexuelle. Selon une croyance qui a perduré dans certaines régions d'Europe, la jeune fille qui s'endort sous un Amandier en rêvant à son fiancé peut soudainement se réveiller enceinte.

Pommier, Poirier, Pyracantha

Les Pommiers

Les pommiers, comme les poiriers, sont des arbres fruitiers de la famille des Rosacées.


Le pommier sauvage



Malus silvestris, petit arbre aux feuilles adultes glabres sur les deux faces. Fruit charnu (pomme). On le trouve dans les bois et les haies.

Le pommier cultivé



Malus domestica, feuilles restant pubescentes en dessous à l'état adulte. Il en existe de très nombreuses variétés.


Jolie fleur à pétales rosés sur la face externe. Floraison en mai-juin.
Symbolique : le Pommier est l'objet de plusieurs croyances, dont celles de procurer la sagesse, d'améliorer les connaissances et d'acquérir l'immortalité. Son fruit est identifié depuis très longtemps comme un fortifiant et comme un remède préventif contre la maladie. À cet effet, souvenons-nous du vieux proverbe anglo-saxon : "An apple a day keeps the doctor away" qu'on pourrait traduire : "Une pomme par jour et vous n'aurez pas besoin du docteur."

Le Poirier cultivé
Pyrus communis. Non épineux. Fleurs blanches à 5 pétales. Fruit (poire) charnu et sucré, à chair contenant des granules pierreux.



Tronc à écorce caractéristique. Bois dur apprécié en ébénisterie.

Le Pyracantha

Ou Buisson-ardent, fait partie lui aussi de la famille des Rosacées.

Pyracantha coccinea Roemer. C'est un arbuste épineux à fruits rouges écarlates, qui persistent pendant l'hiver ainsi que les feuilles. On le rencontre dans les bois et les haies, il fleurit au mois de mai.

dimanche 14 décembre 2008

Les arbres en hiver

J’aime me promener dans la forêt en toute saison et contempler les arbres ; ils nous offrent un spectacle sans cesse renouvelé. Contrairement aux apparences, la forme de l’arbre n’est pas constante et immuable, elle change et évolue constamment... mais évidemment son échelle de temps n’est pas la nôtre !

L’avez-vous déjà remarqué ? On peut souvent avoir une idée de l’espèce d’arbre à quoi l'on a affaire simplement en regardant sa forme générale, à condition, bien sûr, que cet arbre n’aie pas été taillé par l’homme mais ait eu la possibilité de croître librement.

En période hivernale, beaucoup d’arbres de nos contrées perdent leurs feuilles, et cela nous permet de discerner leur architecture, les formes que prennent leurs branches et qui leur confèrent leur silhouette particulière.

Pour chaque espèce d’arbre, et même pour chaque individu, c’est un peu comme une personnalité qui se dévoile alors. Observons par exemple ici la silhouette de deux jeunes châtaigniers, photographiés dans une forêt de l’ouest parisien :

Châtaignier
L’allure est vigoureuse, le tronc est élancé et les branches du sommet dessinent une cime régulière, avec des branches et branchettes harmonieusement réparties dans l’espace. On remarque que, plus bas en descendant le long du tronc, les branches intermédiaires se dessèchent et meurent, faute d’un éclairement suffisant. Ces châtaigner présentent une grande simplicité de port : remarquez comment les branches croissent régulièrement et se dirigent directement vers la lumière, sans beaucoup d’hésitation ; il en résulte une certaine élégance.

Si nous observons maintenant des peupliers – à conditions bien sûr qu’ils n’aient pas été taillés récemment, car dans ce cas leur silhouette est complètement artificielle – nous constatons que la tendance est à la ligne droite. Rien ou presque ne vient entraver la croissance vers le ciel : dès qu’elles naissent du tronc, les branches s’incurvent vers le haut et poussent quasiment à la verticale. C’est ce type de croissance qui donne aux peupliers d’Italie leur silhouette si caractéristique et assez unique parmi les arbres de nos forêts.

Peuplier d'Italie
Si l’on s’amusait à attribuer une personnalité aux arbres en fonction de leur aspect hivernal, je dirais pour ma part que le peuplier représente une certaine simplicité, une droiture qui, à la limite, confinerait à la rigidité.
Ce port n’a rien à voir avec l’allure générale du chêne, photographié ici dans la même forêt :

Chêne sessile
Celui-ci dessine l’image d’une personnalité bien plus complexe. Voyez comme ses branches – les plus fines tout autant que les branches maîtresses – ne se tendent pas directement vers la lumière mais se tordent, partent à droite, hésitent puis repartent à gauche, semblant exécuter un certain nombre de contorsions dans l’espace. Le chêne, à l’allure si ferme et imposante lorsqu’il se pare de son feuillage, nous paraît beaucoup plus torturé lorsqu’il en est dépouillé...
Est-ce vraiment de l’hésitation ? Le chêne serait-il un grand timide, sous ses apparences conquérantes ? Ou bien les méandres dessinés par ses branches seraient-elles l’indice d’une personnalité astucieuse, voire calculatrice et contestataire ? Le chêne si vénéré des Français aurait-il quelque ressemblance avec l’âme de nos compatriotes ? A chacun de se faire son opinion ; mais, pour moi, le chêne est une illustration très réaliste de ce que nous sommes parfois...

samedi 22 novembre 2008

Les sorbiers

Les sorbiers sont des arbres de la famille des Rosacées.

Le sorbier des oiseaux


Sorbus aucuparia, c'est un petit arbre que l'on trouve dans les bois, de préférence sur des sols calcaires.

Fleurs blanches, groupées en ombelles.

Ses feuilles sont pennées*, à 11-17 folioles.

Son nom vient du fait que ses fruits d'un rouge-orangé vif attirent les oiseaux.

Symbolique :

Le Sorbier est l'arbre de vie ou "donneur" de vie. Familièrement on l'appelait " le sorcier". Les baies du Sorbier des oiseaux étaient la nourriture des dieux. C'est un talisman contre la foudre et, par extension, contre les sortilèges.
Il était magique pour les Celtes et les Germains. La "main de sorcière", utilisée pour découvrir les métaux était toujours en Cormier. Le fouet au manche de Sorbier permettait de dompter les animaux ensorcelés. Les agneaux devaient passer dans un cercle en Sorbier dès leur naissance et un bâton de même essence était planté au milieu des pâturages pour protéger les troupeaux.
On le trouve en abondance autour des cromlechs ou des lieux où se pratiquait la divination. Le mois du Sorbier du calendrier celte inclut la fête de la Chandeleur, au 2 février. C'est une fête du feu et de la lumière. Le Sorbier des oiseleurs est lié à l'idée de deuil, dont la couleur était le rouge en Bretagne et en Grèce dès le néolithique.

L'alisier torminal



Sorbus torminalis : d'une hauteur de 5 à 15 m, il préfère les sols frais.


Il présente des feuilles entières fortement dentées, glabres sur les deux faces. Fleurs blanches en corymbes.

mardi 4 novembre 2008

Les saules

Le Saule évoque pour moi un être doux, sensible. Savez-vous que le saule pleureur est un des seuls arbres à exprimer ses sentiments en public ? D’ordinaire, les arbres sont assez discrets, on ne les voit pas souvent s’adonner à de grandes démonstrations.
Encore que, toute réflexion faite, cela reste à discuter...
Le saule, lui, n’a pas cette pudeur : on peut le surprendre parfois dans une attitude de supplication ou dans une tristesse recueillie, pensif, penché au bord d’un étang.

On rapporte qu'autrefois, une croix faite avec deux rameaux de Saule, que l'on jetait dans l'eau d'une source sacrée, permettait de connaître l'imminence ou non de sa mort. Si la croix flottait, c'était l'annonce d'une mort certaine dans les mois suivants. Celle-ci était cependant éloignée si la croix coulait; plus éloignée encore si elle atteignait rapidement le fond de l'eau. Le phénomène apparaît toutefois contradictoire quant à la mort associée à la flottaison plutôt qu'à la disparition de la croix. (Légende citée par Pierre-Emile Rocray, ingénieur forestier de Montréal)

Le Saule est un arbre qui a inspiré de nombreux peuples du monde ; c'est l’arbre de la Lune, de la Femme, et de l’Eau.

Pour les Grecs anciens, c'était l’arbre auquel était suspendu le berceau de Zeus sous la surveillance de sa nourrice Itéa (Itéa signifie "le Saule"). Il est également associé à Hécate la sorcière, Circé la magicienne, Héra et Perséphone, toutes représentantes de la mort de la triple déesse Lune.

En Lituanie, Blinda, déesse de la fécondité, fut métamorphosée en Saule.

En Extrême Orient, le saule est le symbole de l’immortalité, puisqu’un rameau de Saule planté en terre renaît à la vie. La cité des Saules, le Mou-yang-tchen, en Chine, est le lieu même de l’immortalité.

A Lhassa, au Tibet, le sanctuaire principal est au milieu d’une plantation de Saules. Cet arbre est l’Arbre de Vie ou l’Arbre central. On sait que Lao Tseu méditait à l’ombre de son feuillage où il fonda le Taoïsme et y rencontra Confucius, au Ve siècle av. J.C.

Pour les Juifs, le Saule est l’arbre de Yahvé ; pendant la fête des Tabernacles ou fête des Tentes (Soukkot), la tradition demandait de vivre sous des tentes faites avec des feuillages de quatre arbres, dont le Saule, les autres étant l'Olivier, le Myrte, le Palmier et des arbres touffus.

En anglais deux mots désignent le Saule : Willow ou Withe, alors que l’osier se dit Wicker. La même racine se retrouve dans le mot Witch, la sorcière. C’est avec un brin d’osier que les sorcières nouaient les ramilles de Bouleau de leur balai au manche de Frêne.

Botaniquement, les saules sont des arbres et arbustes de formes très variées, qui appartiennent à la famille des Salicacées.


Le saule blanc


Salix alba L. Arbre qui peut atteindre 15 à 20 m, poussant plutôt en sols humides, aux feuilles lancéolées dentelées.

Les fleurs mâles sont regroupées en chatons dressés qui apparaissent un peu avant les feuilles, très décoratifs avec les filets blancs des étamines capuchonnées de jaune.



Les fleurs femelles donnent des graines entourées de filaments cotonneux qui s'envolent au vent.

Le saule Marsault

Salix caprea L. Ce saule a des feuilles plus arrondies et blanchâtres en dessous. Il fleurit en mars-avril. On le trouve dans les bois humides.

Le saule pleureur

Salix babylonica L. Arbre au port pleureur qui atteint 8 à 10 m de hauteur. Introduit d'Asie il y a plus de 300 ans, on le trouve dans beaucoup de jardins au sol léger frais et humide. Rameaux pendants très longs, feuilles lancéolées très pointues.




Son tronc, dont l'écorce grise est profondément fissurée, peut prendre des dimensions importantes.

Les peupliers

Les peupliers sont des arbres de la famille des Salicacées.



Le peuplier noir, Populus nigra L., est un bel arbre de 20 à 30 m à port fastigié* souvent planté sur les bords des routes et des chemins (variété pyramidalis).



Le peuplier noir a des feuilles bien vertes, ovales et pointues finement dentelées, glabres sur les deux faces.

Le peuplier de Virginie, Populus deltoidea Marsh., est un arbre imposant, aux feuilles grandes avec un pétiole long et aplati.

Le peuplier, cantonné à l'hémisphère nord, tire son nom du mot latin Populus terme qui signifie Peuple. Selon la légende, ce nom vient du fait que le peuple prenait autrefois des décisions importantes à l'ombre de cet arbre.

vendredi 31 octobre 2008

Le savonnier


Le savonnier, Koelreuteria paniculata Laxm., appartient à la famille des Sapindacées. C'est un petit arbre originaire d'Asie du Sud-Est, planté dans nos villes comme arbre décoratif.

A la floraison, il forme de belles panicules de fleurs jaunes à 4 pétales qui pendent sous les branches.

Ses fruits sont des capsules prenant la forme de petits lampions qui persistent sur l'arbre pendant l'hiver.

mardi 21 octobre 2008

Les sequoias

Les sequoias font partie de la famille des Taxodiacées.

Le séquoia, Sequoia sempervirens, est un conifère originaire d'Amérique du Nord, sur le versant Pacifique des Montagnes Rocheuses. Très grand arbre atteignant plus de 100 m de hauteur, certains spécimens appartenant à cette espèces sont les arbres les plus hauts du monde dans leur aire naturelle, le long de la côte pacifique des Etats-Unis : le plus haut, surnommé Hypérion, mesure plus de 115 mètres. Ces arbres peuvent vivre très vieux, plus de 3000 ans. En Europe, leurs dimensions sont moins impressionnantes, mais ils peuvent atteindre plus de 50 mètres de haut.
Le tronc est composé de plusieurs axes principaux.


Son écorce brun rougeâtre est très épaisse et souple.


Ses fruits sont de petits cônes, presque ronds d'environ 2 cm de diamètre.



Le séquoia géant, Sequoiadendron giganteum, est un peu moins haut, jusqu'à 80 mètres, mais il détient un autre record : c'est l'arbre le plus volumineux en bois sur pied. Sa longévité est tout aussi impressionnante que le précédent



Originaire de la Sierra Nevada en Californie, il a un port pyramidal, un tronc puissant, une écorce rougeâtre très épaisse et souple qui lui permet de résister aux incendies.