Réséda des teinturiers



Réséda jaune

Petit Herbier de plantes à fleurs sauvages rencontrées en France
Les plantes se reposent en hiver, rassemblant leurs forces de façon à pouvoir redémarrer au printemps. Savez-vous que beaucoup de graines de nos climats demandent du froid pour pouvoir germer ? C’est ce qu’on appelle le phénomène de vernalisation : c’est pourquoi, si vous récoltez vous-mêmes les semences de certaines fleurs dans votre jardin, il est recommandé de les conserver au frigo pendant l’hiver. Eh bien, pour nous-mêmes, c’est un peu la même chose : si nous nous permettons vraiment de reconstituer nos réserves en hiver, nous aurons bien plus de forces pour redémarrer au printemps. Imaginez quelle force il faut à la graine pour faire éclater son enveloppe et pousser dans la terre pour atteindre la lumière du soleil ! Le germe peut buter contre une pierre en poussant vers le haut, mais cela ne l'arrête pas : il trouve simplement le moyen de la contourner. Certaines plantes ont même la force de soulever le goudron de nos routes...
(Ci-dessus, c'est une Euphorbe qui écarte le béton dans une rue)
Alors, comment tout cela s’accorde-t-il avec notre culture, la société dans laquelle nous vivons ? En vérité, pas très bien ! La période d’hiver est l’une des plus actives de l’année, nous n’arrêtons pas de courir entre l’activité professionnelle qui bat son plein, les fêtes de fin d’année, les courses pour les cadeaux, les engagements de toutes sortes à respecter. Dans notre culture, il nous faut être à plein régime 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, cela pendant presque toute l’année (parfois même pendant les vacances, remplies d’activités diverses et variées). Nous sommes constamment invités à faire plus. Le message dominant, c’est que nous devrions être toujours en croissance : devenir plus fort, gagner plus d'argent, avoir plus d'amis, acheter une plus grande maison, acquérir plus de biens, obtenir un meilleur travail...
C'est une plante vivace, dressée, qu'on trouve sur les pentes buissonneuses, dans les clairières et en bordure des champs.
Fleurs minuscules groupées en corymbes*, floraison étalée de mai à août.
Alchémille des Alpes
Les fruits, d'un beau rouge vif à mâturité en septembre-octobre, contiennent chacun un seul noyau d'où le nom latin monogyna.
L'aubépine a des propriétés médicinale connues depuis l'Antiquité, citée par exemple par Dioscorides, célèbre médecin, pharmacologue et botaniste grec. On utilise ses fleurs et ses fruits en pharmacopée, après dessication à 40 - 50°c, en infusion ou en préparation officinale pour les affections cardiaques d'origine nerveuse, pour l'insomnie, l'hypertension artérielle et les malaises de la ménopause.
Par ailleurs, l'aubépine a toujours été associée à une symbolique forte : on accordait à cet arbuste des pouvoirs permettant de détourner la foudre, de conserver la viande, d'empêcher de faire tourner le lait et d'éloigner les crapauds et les serpents ; d'où des plantations fréquentes d'Aubépines à proximité des granges et des étables. On l'identifiait aussi comme protectrice contre les sorcières et autres suppôts de Satan.
Depuis la christianisation de l'Europe, l'Aubépine a été associée à l'image de la Vierge Marie (par le blanc des pétales) et du sang du Christ (par le rouge des fruits). Ses fleurs blanches symbolisent la délicatesse, la pureté et la beauté. C'est la fleur du mois de mai et du renouveau. « A travers la plante immaculée se manifestent la Femme triomphatrice du Serpent et la Déméter païenne, maîtresse des germinations et des renaissances. » (Pierre Lieutaghi).
Selon certains auteurs, la symbolique de chasteté exagérée masquerait une connotation plus ancienne de sexualité débridée.
Notons que la Révolution française fit de l'Aubépine l'Arbre de la Liberté et on en planta 60 000 en trois ans. Il était interdit de les abattre sous peine de sanctions extêmement sévère qui pouvaient aller jusqu'à l'exécution immédiate.
Filipendula ulmaria (L.) Maxim. La Reine des prés forme des taches blanche dans les prés humides entre juillet et août.
Elle présente des feuilles composées, comportant 2 à 9 paires de folioles* plus une foliole terminale.
Les fleurs, petites et de couleur blanc crème, sont regroupées en panicules denses et odorantes.
Vues de près, elles ont bien la structure classique des fleurs de rosacées, avec 5 à 6 pétales : on dirait des fleurs de cerisier en tout petit.
Fragaria moschata Duchesne. Cette espèce de fraisier a des inflorescences qui dépassent longuement les feuilles ; elle pousse dans les bois clairs, de préférence sur des terrains siliceux.
Eriobotrya japonica Lindl. C'est un arbre de taille moyenne aux grandes feuilles à l'aspect vernissé.Les fleurs, à cinq pétales blanchâtres, apparaissent en grappes denses et un peu laineuses. Le néflier du Japon a la particularité de fleurir en hiver (ci-dessus, photo prise fin décembre) pour donner au printemps des fruits ovales comestibles, ressemblant à de petites poires oranges, au jus sucré et très parfumé.
Originaire de l'Asie, cet arbre est couramment cultivé dans le sud de la France, mais on le retrouve aussi dans les jardins jusque dans la région parisienne.
Geum urbanum L. Cette plante discrète, de la famille des Rosacées, pousse en bordure des bois et des haies ou le long des chemins ombragés.
Elle fleurit de mai à septembre-octobre, donnant de jolies petites fleurs jaune vif à 5 pétales.
Les graines sont regroupées en tête très caractéristique : leur style* brun-rougeâtre présentent un petit crochet, qui tombe à maturité. Elles sont transportées par les animaux à la toison desquels elles s'accrochent.
La Benoîte des montagnes